Festival Art Souterrain 2023 – 15e édition
Festival
Commissaires
Artistes
Programmation
Lieux d'exposition
FAQ
Un festival d’art contemporain atypique qui redessine la ville souterraine de Montréal
3 semaines
de festival
une trentaine
d’artistes
exposé.e.s
5 lieux
d’exposition
100% gratuit
5 expériences
événementielles
des dizaines
d’activités
de médiation
Pour cette édition anniversaire, Art Souterrain fait appel à Eddy Firmin (Québec), Ayrson Heráclito (Brésil) et Jean-François Prost (Québec) pour commissarier une quarantaine de projets artistiques sur le thème de la Fête.
«S’entremêlent dans la fête des actions, des gestes et des détails qui influent sur notre expérience de l’espace. Extirpés du quotidien, les esprits se retrouvent projetés dans un ailleurs fantasmé, momentanément. Inondés de lumières, de sons et de mouvements, d’ambiances changeantes et de corps réunis, les lieux occupés se présentent comme des espaces à inventer, entre utopie et réalité. La fête relève souvent d’une appropriation d’environnements divers – qu’ils soient délaissés, sous-utilisés, indéfinis, banals, domestiques ou strictement fonctionnels – propices à une dérive prospective et émancipatrice, dénuée de finalité connue. Avec tout ce que la nuit et la ville offrent de pouvoir d’exploration, la fête se crée et s’impose, occasionne des rencontres fortuites. Transgresser les limites établies et célébrer l’incongruité engendre un monde autre, hétérogène et indiscipliné, là où il nous est encore possible d’être ensemble parmi nos différences.»
La fête, Jean-François Prost, éditions VU, 2021
Commissaires
Eddy
Firmin
Eddy Firmin
VISION
Emblématique de l’écosystème des fêtes, le sound system évoque à la fois l’ensemble de sonorisation et un legs de la Caraïbe au monde. Cet espace propose un interstice festif grouillant de réinventions dans lequel tout se danse, se négocie ou s’achoppe.
En manière de jukebox visuel, ce commissariat interroge la cohabitation de cinq voix visuelles, leurs dissonances, leurs voluptés.
L’œuvre collective, ‘Pa ka tann ?!, rappelle que le sound system jamaïcain hérité de l’esprit de résistance des esclaves, s’est construit en refus des systèmes maîtres et de l'uniformité de leurs musiques. Interrogeant le raturage de l’altérité, l’installation Chorale de Sébastian Maltais invite à honorer nos différences. Flottant dans l’espace, 18 portraits d’enfants de chœur semblent entamer un chant où les histoires se célèbrent sans se biffer.
L’espace de réinventions, c’est aussi l’invitation faite au photographe Ajamu X. En célébrant la sensualité d’une masculinité non hétéronormée, l’artiste confronte nos préjugés, autant sur l’homme noir que sur l’image machiste accolée au sound system. Enfin, le rythme graphique qui traverse l’œuvre de Robine Deyo réinvente l’espace, tandis que Gary Stewart donne voix à une histoire réinterprétée.
Eddy Firmin
BIOGRAPHIE
Originaire des Antilles françaises, Eddy Firmin est un artiste- hercheur, conférencier, vivant et travaillant à Montréal (Québec). Docteur en Études et Pratiques des Arts de l’Université du Québec à Montréal, il a enseigné à la l’Université Nova Scotia College of Art and Design en 2021-2022 et est actuellement artiste invité à l’Université Concordia. Il coordonne depuis 2017 la publication de la revue décoloniale «Minorit’Art».
À l’automne 2021, il a lancé et assuré le commissariat de la première biennale transnationale noire, Af-flux, à Montréal et Québec. Son intérêt d’étude porte sur la décolonisation des imaginaires et l’articulation des enjeux transculturels en art.
Ayrson
Heràclito
Ayrson Heràclito
VISION
AS FESTAS : (dé)colonialité, célébration, insurrections.
La proposition curatoriale d'Ayrson Heráclito invite à une lecture profonde du concept des Fêtes (AS FESTAS) au-delà de la signification d'un événement heureux, mais comme une célébration rituelle et d'un mécanisme de déconstruction des liens coloniaux et des confrontations socio-politiques.
À cette fin, AS FESTAS regroupe une sélection d'artistes multi et transculturel·les de différents pays et continents et s’intéresse à la force perturbatrice du phénomène culturel de fête et de célébrations.
Les artistes africains Tiécoura N'Daou et Ican Ramageli, du Mali et du Sénégal ont été invités à participer. Ican Ramageli présente une poétique de nature rituelle, comme un exercice créatif de production artistique, au-delà des canons de l'art occidental. Les deux œuvres de ces artistes servent de référence à d'autres représentations afro-diasporiques tels que le projet Nego Fugido de Vinicius Xavier qui capture un opéra populaire de l’émancipation afro-brésilienne; la Chegança dos Marujos capturée par Shirley Stolze - symbole de lutte anticoloniale et de l'insurrection du peuple bahianais pour l'indépendance ; les oeuvres de Isabel Gouvêa et de Marco Aurélio Damaceno qui, par la photographie et la performance recréent des images des mythes et des rituels célébrés lors de la grande fête de la divinité Iemanjá, le 2 février, dans la ville de Salvador.
Le carnaval au Brésil est l'une des plus grandes fêtes populaires de la planète, avec pour centres névralgiques Salvador et Rio de Janeiro. L'œuvre de J. Cunha, avec la conception du trio elétrico Carnaval Ouro Negro, célèbre le système sonore le plus important du carnaval de Bahia. La série de Mulambö rend hommage au grand spectacle populaire qu'est le défilé des écoles de samba, dans le carnaval de Rio de Janeiro.
Les œuvres d'Antonio Pichillá Quiacaín et de Ieda Oliveira célèbrent le caractère performatif des expressions populaires complexes de l'Amérique, fruit de confrontations et de négociations des inégalités, à travers divers contextes politiques et esthétiques. La fête en tant que mécanisme de critique de la colonialité se révèle puissante dans l'œuvre de ces artistes.
Ayrson Heràclito
BIOGRAPHIE
Vit et travaille entre Cachoeira et Salvador, Bahia, Brésil. Artiste visuel, commissaire, docteur en communication et sémiotique de la PUC-SP et professeur à l’université de Reconcavo da Bahia, dans la ville de Cachoeira, Bahia, Brésil. Il est également Ogã Sojatin («Maître» dans la nation Jeje) d’un Jeje Mahi Humpame (temple qui vénère les voduns de la lignée Jeje Mahi Candomblé) dans la ville de Salvador, Bahia.
Ses recherches portent sur les éléments de la culture afro- résilienne et ses liens entre l’Afrique et la diaspora des Amériques. Ses œuvres prennent la forme d’installations, de performances, de photographies et de vidéos. L’artiste a participé à la Triennale de Luanda en Angola, en 2010, et a intégré la Biennale de la photographie de Bamako au Mali, en 2015, et la 57e Biennale de Venise en Italie, en 2017. Il a été l’un des commissaires en chef de la 3e Biennale de Bahia et commissaire invité du projet Afro-Atlantic Histories au MASP, à São Paulo, en 2018.
Jean-François
Prost
Jean-François Prost
VISION
Lieux, actions et coarchitectures de la fête
La fête en tant que lieu social et politique est un espace-temps ouvert aux gestes imprévisibles et aux rencontres hasardeuses favorisant le rapprochement des corps à une époque de distanciation, de contrôle accru et d'individualisation. En ce sens, la fête et par extension la musique, la danse, le rassemblement et l’excès peuvent créer de nouvelles relations et transformer des espaces en endroits créatifs et prospectifs.
Le lieu inspire et génère la fête. De diverses manières, la conception et le caractère des environnements définis par l'éclairage, les matériaux, les formes et la dimension sonore sont propices à la danse et à la fête. Paradise Garage et DJ Levan ont offert un contexte dépouillé et sûr pour la libre expression du corps et de l'esprit, permettant la rencontre des genres et la diversité des cultures musicales. Dans les images des discothèques périurbaines de François Prost, un simple néon, une enseigne fantaisiste façonnent l’atmosphère et transforment une construction au départ banale en suggérant une autre activité. Marques de temps et d’espaces les photographies de clubs techno d’André Giesemann & Daniel Schulz, à l’effigie de la musique, dévoilent des bâtiments bruts, à l’écart des zones habitées propices aux dérives festives. Avec le nouveau projet Décor Trésor, Catherine Lescarbeau revisite et décontextualise les usages habituels et la perception d'objets familiers avec humour et incongruité. Camille Jodoin-Eng renouvelle avec singularité et hybridité le sens et l'expérience de la légendaire et emblématique boule disco.
À l’inverse du lieu, c’est l’action ou une contre-conduite qui engendre la fête contrairement à la fonctionnalité ou la banalité d'un espace. En détournant de manière inaccoutumée et insolite des environnements comme la ville souterraine, nous faisons vivre autrement un milieu de vie quotidien. Chez Martin Rodriguez ce sont les mariachis qui transportent avec eux la fête où qu’ils soient et en produisant un effet de surprise auquel personne ne reste indifférent. Avec la participation du personnel souvent invisible du réseau souterrain, Magali Babin compose une œuvre sonore inédite qui transforme l’expérience habituelle d’un corridor. En arrière-scène d’un carnaval brésilien, Cao Guimarães et Rivane Neuenschwander nous font découvrir dans une vidéo l’activité inconnue et fascinante des fourmis avec des confettis. Ce micro-moment nous sensibilise aux interactions complexes entre la nature et les humains, l’artificiel et l’organique ainsi qu’au hasard et au contrôle.
Au sein du livre La fête, carnavals, rassemblements populaires ou soirées underground, sont une manière d’être ensemble en dépit de nos différences, de transcender des frontières établies ou de marquer un arrêt dans notre quotidienneté. Au sens d'une coarchitecture, la fête captive Prost comme un environnement dans lequel la participation des autres est essentielle pour façonner toujours différemment un lieu et des situations.
Jean-François Prost
BIOGRAPHIE
Jean-François Prost est un artiste et commissaire diplômé en architecture. Il s’intéresse aux territoires urbains et aborde la notion de l’art à titre d’acte de résistance, d’état d’esprit et de dispositif pour énoncer ou échanger des idées. Ses actions artistiques, ateliers et publications abordent les enjeux de la mixité urbaine, des droits à la ville et de la participation citoyenne à travers une (co)définition du milieu de vie. Il est le fondateur d’Adaptive Actions (AA), le co-fondateur de l’atelier SYN- et il poursuit actuellement ses études doctorales sur les architectures transformables à l’UQAM. Depuis 1998, son travail individuel et collaboratif a été présenté à la biennale Madrid Abierto et de Liverpool, au Centre Canadien d’Architecture, à DareDare et chez Musagetes. Les livres publiés par AA, «Hétéropolis» et «Stopping - Arrêts», ont fait l’objet d’une série d’actions - expositions dont celles à la biennale BNLMTL, au MUAC (MX), au Tokyo Wonder Site et à la Galerie Bina Ellen. Deux de ses projets, «Infralois» et «Chantier», sont actuellement en cours au Centre Skol.
Comité
Art Souterrain
Art Souterrain
VISION
Le revers de la fête
Pour cette édition anniversaire du festival, un comité interne à Art Souterrain a retenu les propositions de huit artistes qui mettent en évidence une réalité plus sombre associée à la fête. Dans un contexte d’incertitude écologique et économique, la fête se présente comme un espace hors du temps et des codes établis. Elle représente une échappatoire à la réalité du quotidien. La fête rassemble autour du désir commun de partager un moment hors de l’ordinaire. Un nouvel équilibre festif s’installe, pouvant à tout moment basculer vers l’ennui, l’excès, l’interdit.
Les artistes sélectionné.e.s expriment avec délicatesse ce renversement où l’atmosphère festive laisse place à la solitude, la menace des regards sur les corps, la perte de contrôle sur les mots, les gestes et les sens.
Au-delà de cette vision désenchantée, les artistes nous rappellent que la fête est aussi le lieu d’une communion bienveillante, le refuge trouvé dans la famille choisie, aussi espace de résistance et de pleine expression de son identité.
Artistes

Ajamu X

André Giesemann et Daniel Schulz

Annie Baillargeon

Antonio Pichillá Quiacaín

Camille Jodoin-Eng

Caó Cruz Alves

Cao Guimarães et Rivane Neuenschwander

Catherine Lescarbeau

Collectif 5

David Champagne

François Prost

Gary Stewart

Géraldine Entiope et Eddy Firmin

Ican Ramageli

Ieda Oliveira

Isabel Gouvêa

J. Cunha

Jacqueline van de Geer

Magali Babin

Marco Aurélio Damaceno

Marie-Christine Le Vey et Pastiche love

Martín Rodríguez

Mehryl Levisse

Mulambö

Paradise Garage

Princesse Victoria Institunia

Robbin Deyo

Sébastian Maltais

Shirley Stolze

Steven Smith Simard

Tiécoura N’Daou

Vinicius Xavier
Activités de médiation
Événements
Lieux d’exposition
Afin de faciliter votre visite, nous vous proposons trois points d’entrée stratégiques. Une fois à l’intérieur, laissez-vous simplement guider par notre signalisation !
Retrouvez-vous grâce à la carte des points d’entrée du Festival et à nos plans ci-dessous !
Place Ville Marie (PVM)
Deux entrées extérieures sont possibles :
- Entrée de la Galerie PVM rue Cathcart à l’intersection de l'avenue McGill College, de part et d’autre de l’escalier monumental, sous l'Anneau. Une fois entré·e dans l'édifice PVM, dirigez-vous au niveau de la galerie commerciale.
- Entrée de la Galerie PVM rue Mansfield près de la rue Cathcart, au niveau du MAC.
Accès métro :
McGill : descendre et traverser la cour alimentaire du Centre Eaton de Montréal, direction Place Ville Marie. Une fois au niveau de la galerie commerciale, l’exposition se trouve dans le corridor de droite (au coin du magasin Ecco) et au 1er niveau.
Heures d’ouverture : tous les jours, 10h - 18h
Le Quartier Général Art Souterrain
Le Quartier Général du Festival est situé à PVM, au niveau de la galerie commerciale, dans le corridor du Musée d’Art Contemporain de Montréal (MAC).
Point d’information et d’orientation des visiteur·euse·s, il vous accueille également lors de nos événements et activités (à suivre dans notre programmation).
Le Quartier Général est ouvert tous les jours, de 12h à 17h. L’équipe d’Art Souterrain vous accueille sur place pour vous orienter dans les souterrains. Vous pouvez également joindre le QG par téléphone, à ce numéro : 438-699-6889
747 Rue du Square-Victoria, Montréal, QC H2Y 3Y9
Heures d’ouverture : tous les jours, 7h-23h
Accès métro : Square Victoria - OACI
Édifice Jacques-Parizeau
(accès par le point d’entrée C - Centre de commerce mondial de Montréal)
Heures d’ouverture : tous les jours, 7h - 18h
Accès métro : Square Victoria - OACI
Palais des Congrès de Montréal*
(accès par le point d’entrée C - Centre de commerce mondial de Montréal)
Heures d’ouverture : tous les jours, 5h30 -23h
Accès métro : Square Victoria - OACI
*Attention : cette année, cet édifice accueille uniquement l'œuvre de Mehryl Levisse, sur une toute petite partie de son territoire, au croisement entre le Centre de commerce mondial de Montréal et l’Édifice Jacques-Parizeau. Œuvre numéro 5 sur le plan.
Place de la cité internationale
950 Rue du Square-Victoria, Montréal, QC H3C 6J7
Heures d’ouverture : tous les jours, 5h - 00h
Accès métro : Square Victoria - OACI
1000 de la Gauchetière
Œuvre du Collectif 5 présentée jusqu’en août
Foire aux questions
Festival Art Souterrain
Vous n’avez pas trouvé de réponse à votre question ? Contactez-nous par téléphone au 438-699-6889 ou par message privé sur Facebook ou Instagram !
Merci à nos partenaires
Partenaires institutionnels
Partenaires privés
Partenaires médias
Partenaires de services
Partenaires de diffusion
Partenaires culturels



















































